À l’aube d’une nouvelle vie

Jeanne : 

Debout dans mon dressing, je me regarde dans le miroir. J’observe ce corps qui ne me paraît plus mien. Durant ma grossesse je ressentais déjà cette désagréable sensation. Mais au moins je savais pourquoi mon corps ne me répondait plus comme il l’avait fait jusqu’alors : parce qu’il se préparait à donner la vie. Parce qu’il appartenait également maintenant et pendant quelques mois encore à mon enfant. Cela ne durerait pas, je le savais. Et cela suffisait à me réconforter.

Aujourd’hui, ce sentiment me revient. Mais cette fois c’est différent. Différent parce que je n’attend pas de merveille. Différent parce que je n’ai pas de date butoir à laquelle me raccrocher. Je ne sais combien de temps cet état durera. Et l’attente d’une amélioration même infime, est longue et éprouvante. Alors tous les matins, c’est la même chose : je me regarde dans le miroir. Puis mon regard se porte sur ma garde robe. Des jeans dans la majorité. Sur mes robes, mes jupes et tous les hauts et pulls que j’ai soigneusement rangé il y a peu. J’ai envie de faire un effort vestimentaire. J’ai envie d’un beau pantalon à pinces, et d’une chemise sous une veste élégante. J’aimerai porter des chaussures à talons. Etre bien coiffée, et joliment maquillée. Mon parfum suave irait parfaitement avec ce genre de tenue. Mais au lieu de cela mes mains prennent machinalement un jean basique, un t-shirt et un pull blanc sans forme. Je chausse mes boots noires. Après tout, à quoi cela servirait de faire tous ces efforts ? Cela me demanderai trop d’énergie. Et comme je reste à la maison toute la journée, je n’ai pas besoin de tout ceci. Autant se mettre à l’aise. Pour un peu, je resterai en jogging ou en pyjama tous les jours si je n’avais pas à emmener Julius chez sa nourrice. Je me fiche de savoir si je sauve les apparences et réussie à berner mon monde. Le monde peut bien penser ce qu’il veut. Ma maladie m’aura au moins enseigné cela : se détacher du regard des autres.

Pourtant, j’ai perdu tous mes kilos de grossesse. Seize au total tout de même ! Et même plus. J’ai presque retrouvé ma ligne de jeune fille. Ce qui n’a pas été pour autant une bonne nouvelle. J’ai maigri trop rapidement. Les tissus lipideux n’ont pas eu le temps de se retendre. J’hérite donc d’une peau de vieille femme, ridée, flasque, molle, et plissée. D’un autre côté, cela va avec le reste. Etant donné que j’ai le corps bien plus vieux que ce qu’il devrait être, il est logique que la peau le soit aussi. C’est extrêmement étrange d’habiter le corps d’une femme de plus de soixante ans tout en en ayant seulement trente. Suis-je censée m’adapter et vivre dorénavant d’une manière qui m’est totalement inconnue ?

 

J’ai l’impression que ma vie est en lambeaux. Je sais bien, dans le fond, que ma vie n’est pas brisée. Bien sûr que non. Il faut relativiser. Je ne suis pas malade au point d’être en danger. Quoi que, cela dépend de quel point de vue l’on se place. Il me faut juste me réinventer. Réécrire ma vie. Cela m’est déjà arrivé par le passé. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai pratiquer la danse. Des vidéos de moi petite me montrent dansant dans le salon dès qu’une note de musique se faisait entendre. Tout le monde disait alors que j’avais le rythme dans la peau. Et c’était vrai. La musique coule dans mes veines. J’ai fait dix ans de danse classique, cinq de modern jazz. C’était ma passion première. Dans mes rêves de petite fille je me voyais soit devenir danseuse soit musicienne. Mais je n’ai jamais appris à me servir d’un instrument de musique. Alors, quand ma petite taille et des problèmes de genoux ont pointé leurs nez à l’adolescence, j’ai été dans l’obligation de m’imaginer un tout autre avenir. C’est très logiquement que je me suis tournée vers la littérature. Les livres ont toujours été pour moi une porte ouverte sur des voyages lointains. Ils m’ont apporté ce qui manquait à ma vie d’enfant et adolescente solitaire : des amis, des compagnons. La danse était peut-être hors de portée, mais les livres, eux, ne pouvait pas faire mal à mon corps. Enfin, du moins, c’est ce que je croyais jusqu’à maintenant. Donc, quand l’heure du choix a sonné, j’ai choisi d’être libraire. J’ai toujours aimé l’odeur du papier, son toucher. Je trouve cela réconfortant. Or, ce matin, j’ai pris conscience que cela faisait plus d’un mois que je n’avais pas ouvert un livre. Même ce réconfort là m’est enlevé. A chaque fois que je touche un livre cela me rappelle le mal qui me ronge et qui m’éloigne un peu plus chaque jour de mon métier. Je n’arrive plus à lire. Et cela me torture. J’occupe mes journées à dessiner, à peindre. Et lorsque je suis dans une bonne journée (à comprendre que je ne souffre pas trop) je pars marcher un peu et je photographie la nature qui m’entoure. C’est une chance que je vive à la campagne. D’autant plus que le printemps arrive à petits pas hésitants. Des passions il m’en reste donc. Mais comment en faire mon métier ? Je n’ai pas de talent particulier en la matière. J’aimerai pouvoir reprendre mon poste et ne pas souffrir de douleur, mais je n’y crois plus. J’ai retardé au maximum cette échéance. J’aurai dû m’y préparer. Les médecins m’avaient prévenue pourtant à l’époque. J’ai tout de même eu six ans de plus que ce qu’ils prévoyaient pour moi. Mais non, je suis têtue, je n’ai pas écouté. Je ne voulais pas entendre cette vérité blessante. Alors je ne suis pas sortie de ma zone de confort. Faut dire que j’aimais véritablement presque toutes les facettes du métier de libraire. Je me sentais enfin à ma place dans mon équipe. Pourquoi aurais-je alors abandonner tout cela ? La seule raison qui aurait pu me pousser à quitter ces clients fidèles qui m’apportaient tant, et mes collègues qui sont devenus bien plus que cela, aurait été mon projet de partir en province, au bord de l’océan. J’ai failli d’ailleurs. Mais cela ne s’est pas fait. Et finalement, je ne l’ai pas regretté. J’ai eu mon fils. Et être proche de ma famille à ce moment là était la meilleure chose qui pouvait m’arriver. Je n’abandonne pas mon idée de partir pour autant. Mais dans les quelques années à venir, cela ne me paraît plus en adéquation avec la vie de famille que j’espère. Mon fils est en garde chez une femme que je respecte et affectionne, en qui j’ai une totale confiance. Les trois prochaines années étaient programmées à la perfection. Je pouvais aller travailler en toute sérénité sachant mon enfant entre de bonnes mains. Qui plus est, en cas de problème, j’étais vraiment à cinq minute de lui. Je pensais poser les premières pierres de mon avenir professionnel et personnel durant ces trois années. Ensuite, et seulement ensuite, je me serai aventurée hors de ma zone de confort. La maladie m’a rattrapée et il me faut maintenant réfléchir sérieusement à la suite. Mais mes pensées rencontrent toujours le même obstacle et me réinventer me paraît tout simplement impossible. Un choix va cependant devoir être fait.Je n’y suis peut-être pas prête, tout simplement. 

Petit déjeuner ou en-cas au top ! 

Parce qu’en devenant maman je me suis rendue compte de l’importance de manger sain et diversifié, voici l’exemple type d’un goûter prit avec mon fils. 

Dans un bol (comme lui), mélangez du fromage blanc nature non sucré. Ajoutez-y de la compote de votre choix (ici pomme-abricot) afin de sucrer plus sainement le fromage blanc. J’y ai ajouté des rondelles de banane et de la clémentine coupée en morceaux. Petite touche tonus : saupoudrez d’un mélange raisins secs, baies de goji, pistaches et noisettes. 

Et voilà un petit dej au top pour être en forme toute la journée ou un en-cas sain qui tient au corps jusqu’au soir ! 
Bonne dégustation. 

Instinct de survie – 2016 avec Blake Lively

Durée 1h27

Le film bénéfice d’un scénario plutôt classique : une attaque de requin que le spectateur suit pratiquement tout le long du film. Mais le film va bien au delà. Ce qui est intéressant c’est de suivre le caractère psychologique du personnage de Nancy, joué par Blake Lively. Un choix de casting judicieux. Sans le talent de cette actrice américaine, je ne pense pas que le film aurait eu la même portée. Non seulement c’est une véritable sirène blonde, mais son naturel crève l’écran ! 

L’histoire : après la mort de sa mère, Nancy abandonne ses études de médecin pour partir à la recherche d’une plage isolée au Mexique dont sa mère lui parlait. Quand elle la trouve, elle y surfe immédiatement. Sauf qu’elle s’approche d’une baladine échouée blessée qui servait de garde manger au requin qui va donc l’attaquer et la poursuivre, la traquer jusqu’à la fin du film. Nancy va faire preuve de courage et d’ingéniosité pour se sortir de ce guêpier. Car c’est avant tout une jeune femme forte et intelligente. Elle ne renoncera pas sans se battre ! 

Je n’irai pas jusqu’à dire que le film est genialissime. Mais tous les ingrédients sont réunis. Et cela fonctionne. On passe un agréable moment à le regarder. 

Pour les amateurs du genre, n’hésitez donc pas. 

De nouveaux modèles … 

Les derniers modèles de plumes sont fin prêts. À savoir que pour l’instant ce sont des marque-pages mais qu’ils sont déclinables en notebook, ou encore enveloppes et papier à lettres assortis. Toutes les combinaisons de motifs et de couleurs sont possibles à l’infini. 

Modèle Grigri à gauche, modèle Loulou à droite. Copyright SG.


Et ceux-ci : 

Modèle Mady à gauche et Andy à droite. Copyright SG.


Et quelques exemples de verso : 

Copyright SG

Articles de papeterie … 

Copyright Sybill Guerand

Nouvelle gamme Végétale, premier modèle de feuilles aux teintes froides pour cette enveloppe et le papier à lettres assorti. 

Toutes les enveloppes sont desinées, découpées et assemblées à la main. 

Copyright Sybill Guerand.


Et le second modèle aux teintes un peu plus pop ! 

Tous les modèles sont modulables au gré des envies car les couleurs ne sont pas figées. Vous préférez du vert et du marron ? Il suffit de le demander !